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  Le point sur la situation actuelle Depuis février 2007, un conflit armé s'est installé dans cette région d'Afrique, opposant les Forces Armées Nigériennes au Mouvement des Nigériens pour la Justice.
De 1990 à 1995, l'Aïr a déjà été le théâtre d'une rébellion touarègue. En 1995, des accords de paix avaient été signés, avec la promesse d'un plan de développement pour cette région dans le cadre de la décentralisation. En fait ces accords n'ont pratiquement pas été respectés, la pauvreté et la misère sont de plus en plus grandes.
De nombreux affrontements ont eu lieu depuis février et nous assistons, impuissants, à une aggravation inexorable de la situation, malgré de nombreux appels au dialogue de la société civile nigérienne envers le Gouvernement de Niamey.
A une situation politique, économique, sociale difficile au Niger depuis de nombreuses années se surajoutent actuellement de très importants enjeux énergétiques internationaux (uranium, pétrole), menaçant la survie même des peuples nomades touaregs.
Nous sommes très inquiets pour l'ensemble de la commune d'Iférouane où nous sommes investis. Celle-ci depuis le mois d'août est totalement isolée au centre du conflit en raison de l'insécurité et de mines posées sur les pistes environnantes.
La poursuite du conflit augmente les craintes pour les populations civiles et leurs biens (troupeaux). Ce danger a fait fuir les populations d'Iférouane village vers le Nord, l'Est, le Sud de la commune mais aussi maintenant vers Arlit et Agadez.
La situation sanitaire, très précaire depuis des années, s'est considérablement détériorée depuis le conflit. Tous les personnels de santé ont fuit les centres de santé et les cases de santé ainsi fermés. Toutes les populations n'ont plus accès aux soins médicaux. La malnutrition endémique au Niger depuis longtemps s'est beaucoup aggravée en raison des problèmes d'approvisionnement et de l'absence de revenu: les jardiniers ont vu leurs exploitations détruites par les crues de l'été dernier, les éleveurs ne peuvent plus aller en ville vendre leur bétail, il n'y aura bien sûr pas de saison touristique...
Face à cette urgence humanitaire, NNS s'est mobilisé dès le mois de juillet. Grâce au courage et à la détermination de nos partenaires sur place, elle a organisé un premier convoi de ravitaillement en août qui est allé jusqu'à Iférouane-village. Un deuxième convoi pour Iférouane a été organisé début octobre mais est pour le moment bloqué à Timia. Mi-octobre, un troisième convoi est parvenu à Aguelal et les localités environnantes. Ces trois convois ont été réalisés avec l'aide financière des associations Temidilt Assofed, Touareg et Occitan et en partenariat avec l'Unicef.
Compte-tenu de la situation particulièrement alarmante, nous sollicitons votre soutien pour continuer à aider nos amis touaregs à survivre jusqu'au retour de la paix.
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